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Féminines prouesses - Les Swingirls

Sam. 2 SEPT. / 20 h / Diapason

Circuit extra-muros

En sortant de l’office de tourisme (ancien couvent des Ursulines) place d’Armes, vous remarquez à votre gauche, une jolie façade du XIXe avec une frise en damiers bleus et blancs, et deux médaillons de terre cuite arborant une tête d’homme et de femme ; au milieu le kiosque, en face de belles portes précédant l’immeuble de la Lyonnaise de banque. La place Jean Vinay (peintre) est l’emplacement de l’ancienne halle démolie en 1900.

Prenez le passage du palais (voûte) jusqu’à la Poste, à droite se trouve le Palais de Justice.

Le palais de justice

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Inauguré en 1861, le palais de justice est une œuvre de l’architecte départemental Riondel, qui participe à la reconstruction du palais de justice de Grenoble. Son style austère est inspiré de l’Antiquité. Seule la façade principale est ornée. De style néoclassique, elle arbore un fronton triangulaire avec la Justice personnifiée sous les traits d’une femme trônant dans un médaillon portant l’inscription « justicia et securitas ».

L’emplacement du bâtiment n’est pas dû au hasard. En effet, juste à côté, se trouve déjà la prison de la ville qui est remplacée par la poste et l’hôpital actuels. Dans le sous-sol de l’hôpital se trouvent encore des cachots et la porte de l’un d’entre eux.

A l’arrière du palais de justice, le monument aux morts.

Le monument aux morts

Elevé en mémoire des morts de la guerre de 1914-1918 et inauguré le 13 novembre 1921, le monument aux morts est l’œuvre d’un artiste niçois, Tarnowski. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la commune de Saint-Marcellin vote la modification de la partie basse du monument pour que les noms des victimes puissent y être ajoutés. Le 18 juillet 1946, elle passe commande à André Tajana de deux médaillons de bronze sur lesquels sont inscrits les noms des victimes de la Deuxième Guerre Mondiale (militaires, résistants, civils) ainsi que les noms des militaires tués durant la guerre d’Indochine.

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L'ancienne Caisse d’Épargne

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Le 8 février 1857, le sous-préfet adresse au conseil municipal de Saint-Marcellin la copie d’une circulaire du ministre de l’agriculture et du commerce pour la création d’une Caisse d’Epargne dans la ville.

Celle-ci commence à fonctionner les jours de marchés et de foires, et le dimanche matin, à la mairie, puis dans un local près du faubourg de Vinay. Ce n’est qu’en 1910 qu’un bâtiment spécifique est construit par l’architecte Chatrousse (maître d’œuvre, à cette époque, de la mairie), associé à Guérard.

Cet imposant bâtiment, conçu à la manière d’une maison bourgeoise, doit abriter un local pour la réception de la clientèle, une salle du conseil des bénévoles, le logement du caissier et une salle des archives.

La façade de la rue présente une alternance de briques et de ciment moulé, de faux bossages et des colonnes aux chapiteaux stylisés.

Poursuivez rue Félix-Faure, avant la gare à droite, une belle maison début du XXe, balcon avec garde corps et porte pot de fleur et arc surmontant la porte avec un élégant visage féminin et un décor en briques. En face, à l’angle de la place de la Gare, une maison du même style avec des décors de couleur émaillés, appelée Villa des roses.

La gare

Le 28 août 1860, le conseil municipal de Saint-Marcellin décide de profiter de la visite que l’empereur Napoléon III doit faire à Grenoble pour lui adresser une supplique. En effet, la loi du 21 juillet 1856, prescrivant l’établissement d’un chemin de fer de Valence à Grenoble par la vallée de l’Isère, n’est toujours pas suivie d’effet.

La municipalité supplie donc sa Majesté « que l’établissement du chemin de fer soit immédiatement mis à exécution ». Inaugurée en 1864, en même temps que la ligne Grenoble-Valence, la gare de Saint-Marcellin est caractéristique des gares construites par la compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerranée).

Au n°12 avenue de la Gare, face à l’ancienne halle-marchandises, se trouve encore la gare de départ de la ligne de chemin de fer secondaire TOD (Transport Ouest Dauphiné). En service de 1908 à 1935, cette ligne à voie métrique permet de relier Saint-Marcellin à Lyon en deux jours.

Il reste un exemplaire de ses locomotives à vapeur, bicabines de type Mallet, qui circule aujourd’hui sur la ligne touristique du Vivarais, entre Tournon et Lamastre.

A droite de la gare, la passerelle vous amènera à l’ancienne manufacture des tabacs avec son exposition permanente.

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L'ancienne manufacture des tabacs

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Cet ancien centre de fermentation de tabac en feuilles du SEIT puis de la SEITA (Service d’exploitation industrielle du tabac et des allumettes) est construit entre 1883 et 1887. Il donne lieu à une importante activité dans la région, avec la culture, le ramassage, le séchage et la livraison du tabac.

Fermés en 1985, mis en vente en 1991, les bâtiments sont achetés par la commune en 1997 qui y installe un bureau ANPE, une ludothèque, une cantine scolaire et diverses associations. En 1999, une partie est cédée à la communauté de communes qui y établit la Maison de l’Economie et présente une exposition permanente sur la mémoire du tabac, ouverte gratuitement à la visite.

Revenez par l’avenue du Vercors vers le centre ville et, en empruntant la partie commune du circuit des remparts, montez par l’escalier à la promenade de Joud. De là, vous pouvez apercevoir les restes du château de Beauvoir. Suivez l’allée en longeant le parc animalier près de la fontaine (flèche bleue).

La promenade de Joud

Au début du XIXe siècle, le lieu appartenait à la famille de Beaumont. Il est vendu en 1817 à un groupe de souscripteurs privés puis cédé à la ville à condition de n’y construire aucun édifice public. Il est aménagé en promenade et bordé de marronniers. Le panorama est exceptionnel, avec vue sur la ville, la vallée de l’Isère, les massifs du Vercors et de la Chartreuse.

Au premier plan, deux éléments architecturaux se distinguent : le clocher gothique en tuf de l’église paroissiale et le viaduc du chemin de fer, ouvrage d’art comportant dix arches, d’une longueur de 193 mètres et d’une hauteur de 32,3 mètres, enjambant le ruisseau de la Cumane.

Suivez l’allée en longeant le parc animalier près de la fontaine (flèche bleue) et descendez vers la piscine.

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La piscine

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Construite dans les années cinquante, la piscine est ornée, en 1957, d’œuvres d’artistes contemporains : Pierre et Véra Szekely et André Borderie (sculpteur et céramistes).

Pierre Szekely, né en Hongrie en 1923 et mort à Paris en 2001, artiste de renommée internationale, est un sculpteur de nationalité française à qui l’on doit un certain nombre d’œuvres monumentales, sculptures et architectures, dont certaines sont visibles en Isère (Université des sciences sociales de Grenoble, à Bachat-Bouloud et au centre familial Renouveau à Chamrousse). En 1954, il conçoit et édifie aussi avec son épouse, Véra (1924-1994), le céramiste André Borderie et l’architecte Louis Babinet, une maison particulière à Saint-Marcellin.

Inventeur d’une technique pour tailler le granit par flamme, il est également le fondateur de l’Institut européen de la technique du granit.

Au-dessus des bassins de la piscine s’élève « Ondes », sculpture en cuivre rouge, de Pierre Szekely et, dans l’entrée, un mur peint de motifs abstraits réalisé en céramique, par son épouse Véra et André Borderie.

En revenant vers le centre du bourg, vous passez devant le couvent des Récollets.

L'ancien couvent des Récollets

Issus de la Contre-Réforme, les Récollets constituent une branche de l’ordre des Franciscains, spécialisée dans la prédication. En 1618, le provincial des Récollets de Lyon fonde, à Saint-Marcellin, un couvent sous le vocable de Notre-Dame des Anges et en commence la construction, abandonnée quelque temps après. En 1632, l’édification reprend grâce aux libéralités du baron du Vache, seigneur de L’Albenc, déclaré fondateur unique du couvent.

Les religieux dispersés à la Révolution, le couvent est vendu en 1798, à un riche industriel, Jubié. Celui-ci fait détruire la chapelle et convertit le couvent en une agréable demeure appelée « le château de Bellevue ». Celui-ci accueille des personnalités dont le Pape Pie VII, le roi et la reine de Naples. Propriété ensuite de la famille Robert, les bâtiments sont revendus en 1876 aux religieuses de Sainte-Philomène de Crémieu, devenues les religieuses Filles de Marie.

En 1885, les sœurs rebâtissent la chapelle du couvent qui est ainsi le seul des quatre anciens couvents de la ville à conserver sa vocation première.

Puis, au bout de la rue Brenier de Montmorand, une belle façade du XIXe en ciment moulé, et vous arrivez place du Champ de Mars.

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Le Champ de Mars

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Le 4 avril 1822, le conseil municipal de Saint-Marcellin décide de créer deux foires à bestiaux en plus des quatre existantes.

Il choisit un terrain situé au couchant de la ville, hors les murs, entre le boulevard longeant les remparts et le Savouret. Ce terrain appartient à la famille de Béranger, également propriétaire du château du Mollard, dont deux enfants mineurs sont héritiers. En 1826, le comte de Noailles, cotuteur des enfants, vend ce terrain de 2,8 hectares à la ville. Il est entouré d’un fossé.

En 1840, la ville remplace les barrières de bois primitives par vingt-quatre bornes en pierre calcaire dure, rondes, de 1,10 mètre de hauteur. Elles sont reliées par quarante chaînes de fer de 3 mètres, pesant 8,5 kg. Ces bornes et chaînes sont toujours en place. Sur le terrain restant, au-delà de la partie réservée aux bestiaux, on plante 114 mûriers. Chaque année, la vente de feuilles apporte un revenu à la ville, celle-ci se faisant au printemps par adjudication.

Vous passez devant le cinéma Les Méliès.

Le cinéma Les Méliès

Ancien cinéma « Eden », construit à la fin des années quarante, le cinéma conserve sa façade caractéristique de l’époque. Elle présente une composition géométrique qui repose sur un jeu de lignes, de formes carrées ou arrondies. Le premier cinéma ne disposait que d’une salle de projection et d’un balcon.

Continuez tout droit, vous arrivez au château du Mollard.

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Le château du Mollard

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Situé à l’extrémité d’un promontoire dominant Saint-Marcellin, le château du Mollard est une ancienne maison forte du XVe siècle, flanquée de tours et ornée de belles fenêtres Renaissance.

Il appartient, du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, à la famille Maugiron, dont un illustre représentant est Laurent de Maugiron, lieutenant-général du Dauphiné et capitaine de l’armée catholique durant les guerres de Religion.

Fin du circuit, retour au centre ville par le Champ de Mars.